1 – Pouvez-vous nous présenter votre commune en quelques mots ?

Clamecy est située dans la Nièvre, c’est une commune de la région Bourgogne-Franche-comté de 3 800 habitants à 1 h 50 de Dijon, 2 h 30 de Paris. C’est une petite ville pleine d’histoire et des personnalités y sont nées : Romain Rolland, Alain Colas… Clamecy a joué un rôle important dans l’approvisionnement de Paris en bois de chauffe.

2 – Qu’est-ce qui vous a amené à vous présenter pour siéger au conseil municipal ?

Mes motivations sont multiples. J’ai été candidate aux élections municipales de mars 2020 pour la première fois, afin de faire revivre ma ville qui est en déclin, pour l’ouvrir sur l’extérieur, pour la redynamiser, pour lui apporter un nouveau souffle.

Je me suis engagée pour rassembler et écouter, être la personne qui porte la parole. Pour moi, le Maire possède une proximité avec les habitants, il doit être accessible à tout moment. La mairie doit être une démocratie au service de la population. Mettre en place des actions dans tous les domaines et s’investir de façon continue.

Une autre de mes motivations a été de m’engager pour assurer l’entretien des bâtiments municipaux, l’investissement à bon escient pour assurer les bénéfices nécessaires à la population,  la propreté de ma ville et la citoyenneté, pour créer une ville qui sait accueillir, pour créer un esprit collectif dans l’intérêt général et au bénéfice de ma commune, non pas personnel, ni basé sur le copinage, ni sur les passe-droits, un esprit égalitaire de la rive droite à la rive gauche.

Je souhaite un conseil municipal actif et non pas basé sur le mutisme.

Mes diverses expériences en crèche, en service à domicile, en maison de retraite, gestion de projets et création de services, aussi bien dans le privé que dans le public, management d’équipes et autres postes, RH, comptabilité, sont des prédispositions au fonctionnement d’une collectivité.

J’ai donc réuni sur une liste apolitique des citoyens de divers horizons professionnels, âges, compétences, et j’ai proposé un projet de changement.

3 – Pouvez-vous nous détailler la façon dont le maire et sa majorité respectent vos droits d’élus minoritaires ?

Jusqu’à aujourd’hui, les droits d’élus minoritaires sont respectés. Il faut dire que seulement deux conseils municipaux ont eu lieu. Les neuf commissions municipales, la commission d’appel d’offres et jurys de concours, le Conseil d’Administration du CCAS sont composés avec des conseillers d’élus minoritaires. Reste à savoir si elles vont être toutes actives. Par contre aucun conseiller minoritaire dans les commissions des services extérieurs, des établissements publics et associations.

4- Quelles actions avez-vous entreprises pour un meilleur respect de ces droits ?

A ce jour, je n’ai pas eu à entreprendre des actions. J’ai créé une page Facebook pour informer la population. Je poste les ordres du jour, les comptes-rendus, les informations importantes. Je souhaite de la transparence.

5- Avez-vous suivi des formations d’élus de l’AELO ? Si oui, que vous ont-elles apportées ?

J’ai pu suivre une formation « Connaitre ses droits d’élue d’opposition et éviter les erreurs de début de mandat ». Je trouve important de pouvoir être formée, puisque je souhaite m’investir pour prendre en compte l’ensemble des dossiers dans la légalité et dans les règles, les préparer et être active lors des réunions. J’ai parcouru tous les sites et notamment celui de l’association Aélo. Après recherches, j’ai pu me rendre compte que cela correspondait à mon idée, une association à but non lucratif et sans parti politique. J’ai pu partager avec d’autres élus, le formateur est à l’écoute et le site est riche d’informations juridiques.