1) Pouvez-vous nous présenter votre commune en quelques mots ?

Fretin est une ville d’environ 3400 habitants, membre de la Métropole Européenne de Lille et située à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Lille.

La municipalité tire avantage de la présence historique d’une grande zone d’activité sur son territoire en disposant de moyens financiers confortables.

Les Fretinois bénéficient d’un cadre de vie assez agréable, d’espaces naturels et de lieux de promenades, de nombreux équipements, d’une offre associative et de commerces de proximité variés.

En outre, plusieurs lignes de bus et une gare SNCF permettent d’accéder au centre de Lille et aux villes environnantes.

 

2) Qu’est-ce qui vous a amené à vous présenter pour siéger au Conseil municipal ?

Arrivé à Fretin il y a 25 ans je me suis rapidement investi dans la vie locale, en ouvrant d’abord un commerce, puis en tant que président fondateur de l’école de musique associative et membre fondateur de l’union des commerçants.

Je me sens concerné par ce qui touche à la décision publique, au principe d’intérêt général, aux modalités de gouvernance.

Je suis naturellement vigilant devant l’exercice du pouvoir, car souvent en l’absence de contrôle il corrompt le cœur des hommes et suscite l’addiction.

Lorsque je me suis présenté pour la première fois en 2014, notre ville était déjà administrée par notre maire depuis 23 ans, nous en sommes aujourd’hui à 32.

Cet état de fait est contraire à l’idée que je me fais du débat public, persuadé que le cumul excessif dans le temps des mandats exécutifs affaiblit la démocratie.

L’opacité de la gestion municipale et la crispation d’élus majoritaires peu familiers à l’expression d’une critique de leur action ont fini par me convaincre de m’engager.

 

3) Comment le Maire et sa majorité respectent vos droits d’élus minoritaires ? Le cas échéant, qu’avez-vous entrepris pour un meilleur respect de ces droits ? 

Notre Maire et sa majorité ont connu une période de près d’un quart de siècle sans opposition. Un entre-soi qui explique sans doute leur difficulté à accepter une vision différente de l’action publique.

Entre 2014 et 2020, notre commune a été sanctionnée à 2 reprises par le Tribunal administratif de Lille pour atteintes aux droits d’expression des élus.

Le mandat en cours s’amorce avec un nouveau recours à l’encontre de dispositions du règlement intérieur du Conseil municipal, préparé et adopté sans concertation par l’exécutif, et une autre procédure est à l’étude pour contester une intervention illicite du Maire dans une récente publication municipale.

La judiciarisation du débat public est regrettable. C’est parfois le dernier moyen des élus d’opposition face à un pouvoir intransigeant. La détermination répond alors à la loi du plus fort.

 

4) Quels services de l’AELO avez-vous utilisés ? Que vous ont-ils apporté ?

Les conseillers municipaux d’opposition sont souvent marginalisés et dépourvus de moyens. L’AELO contribue à rompre cet isolement. Je salue les créateurs de cette initiative ainsi que l’ensemble des équipes et des intervenants, compétents, disponibles et à l’écoute. Je suis membre bienfaiteur de l’AELO, car sa pérennité me semble indispensable.

  • J’ai suivi plusieurs formations dans des domaines différents qui m’ont toutes été bénéfiques.
  • À plusieurs occasions, notre groupe a obtenu des réponses précises à des questions qui ont aidé à faire respecter les droits d’élus d’opposition.

Grâce à l’AELO, nous gagnons en pertinence et en efficacité !