Pouvez-vous nous présenter votre commune en quelques mots ?

Le village d’Eguilles se situe à une dizaine de kilomètres à l’ouest d’Aix-en-Provence. La commune d’Eguilles d’une superficie de 34 km2,
peuplée de 9000 habitants, appartient à la première couronne périurbaine d’Aix-en-Provence. Perché à 300 mètres d’altitude, entouré de champs et de forêts et dominant les vallées avoisinantes, le site du village est reconnu comme « le plus beau belvédère de Provence » offrant une vue panoramique exceptionnelle sur la campagne environnante. La ville est structurée autour « d’un noyau villageois » et d’un tissu pavillonnaire dense en périphérie immédiate du noyau ancien.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous présenter pour siéger au Conseil municipal ?

Je suis venu à la vie politique par l’engagement dans le monde associatif. Venant d’une famille très au fait de la politique, j’ai eu la chance de participer aux élections municipales de 2008 et de siéger au conseil municipal en 2010. Mon action en tant qu’élu et mes rencontres régulières avec les citoyens, les associations, les entreprises …, m’ont permis d’apprécier les atouts de la commune, mais aussi de découvrir ses faiblesses, ses manques et les attentes des Eguillens. Après ce constat je me suis présenté deux fois tête de liste en 2014 et 2020 face à un maire installé depuis plus de 30 ans. Lors des élections de 2020, 400 voix nous séparaient du maire sortant.

Comment le maire et sa majorité respectent-ils vos droits d’élu minoritaire ? Le cas échéant, qu’avez-vous entrepris pour le respect de ces droits ?

Hormis les joutes verbales et les agressions du maire en conseil municipal, je dirais que rien ne se fait naturellement et dans le respect de la loi. Il faut réitérer nos demandes, saisir la CADA, le tribunal administratif, le député, le préfet et bien sûr communiquer sur nos actions pour informer les citoyens des difficultés que nous rencontrons pour faire valoir nos droits. Nous avons obtenu une salle spécifique pour nous réunir, un espace de 3 500 caractères dans la revue municipale, l’envoi de convocation par courrier électronique, la réservation de salles pour les réunions publiques… Toutefois nous butons sur l’accès aux documents publics (appels d’offres, permis de construire…), c’est une difficulté majeure dans notre travail au quotidien d’élus-es et lorsque nous avons accès aux documents, il s’est écoulé plusieurs mois.

Quels services de l’AELO avez-vous utilisés ? Que vous ont-ils apportés ?

J’ai découvert l’association lors d’une recherche sur internet. Le site web propose des informations sur tous les champs de compétences

auquel un élu est confronté. Dans le cadre de mon activité d’élu, je suis confronté à diverses questions et je suis amené à chercher des informations fiables pour préparer le conseil municipal ou pour comprendre certains problèmes complexes. J’ai donc adhéré à l’AELO et j’ai pu, de fait, accéder à des experts qui ont amené des réponses à mes sollicitations et grâce à la communauté Facebook de l’AELO, j’ai pris connaissance de diverses informations et j’ai pu faire du partage de pratiques, ce qui est essentiel quand on est dans l’opposition. De plus, j’ai participé à une formation de qualité (Savoir faire respecter ses droits d’Élus d’Opposition), où non seulement j’ai beaucoup appris mais j’ai aussi pu partager avec mes pairs. De fait, on se sent moins seul.

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