• Pouvez-vous nous présenter votre commune en quelques mots ?

Le Mesnil-le-Roi est une commune du Nord Ouest de l’Ile de France, située à une vingtaine de kilomètres de Paris. La ville compte 6 300 habitants, c’est un « village entre Seine et forêt » comme nous avons coutume de la qualifier, puisque nous sommes entourés de communes

de taille bien plus importante : Saint Germain-en-Laye, le Pecq, Poissy ou encore Maisons-Laffitte. Et nous avons la chance de bénéficier de la verdoyante forêt de Saint-Germain-en-Laye, qui borde l’ouest de la cité, et de berges de Seine qui s’étendent sur plusieurs kilomètres.

Nous avons aussi la chance d’habiter dans une ville « agri-urbaine », puisque l’activité maraichère et horticole occupe en effet près de 20%du territoire.

  • Qu’est-ce qui vous a amenée à vous présenter pour siéger au Conseil municipal ?

En 2014, il m’a été proposé de rejoindre une des équipes municipales qui se présentait au suffrage des mesnilois et qui a remporté les élections. Je m’étais beaucoup investie dans l’organisation et le suivi de cette campagne municipale, puisque j’avais à cœur de pouvoir apporter des idées nouvelles, et me mettre au service du collectif répondait parfaitement à ma décision de m’impliquer dans cette nouvelle aventure.

J’ai été maire-adjoint aux Affaires Scolaires pendant 4 ans, jusqu’en 2018, date à laquelle j’ai rendu ma délégation suite à un différend avec le Maire portant sur sa volonté de fermer une école maternelle située au cœur d’une cité HLM, pour la faire fusionner avec une autre école située à quelques centaines de mètres. J’ai donc repris ma liberté d’expression pour siéger en dehors de la liste majoritaire.

En 2020, je me suis présentée aux élections municipales en tant que tête de liste contre le Maire sortant et j’ai été battue. Je siège donc dans le seul groupe d’opposition avec 2 colistiers.

  • Comment le Maire et sa majorité respectent vos droits d’élus minoritaires ? Le cas échéant, qu’avez-vous entrepris pour un meilleur respect de ces droits ? 

Il a fallu se battre sur bien des points, notamment celui du calcul du budget de formation des élus qui était erroné mais nos arguments portés par les articles du CGCT ont fait mouche.

J’avais aussi déposé un recours contre la nomination d’un conseiller délégué qui avait pour seul motif de délégation celui de représenter la commune au sein d’un comité de pilotage organisé par notre Communauté d’Agglomération, mais cette personne a quitté ses fonctions avant la décision des juges.

J’ai actuellement un recours auprès du Tribunal Administratif qui attend d’être examiné depuis bientôt de 2 ans suite au refus par le Maire de nous donner accès à la page Facebook de la ville afin de pouvoir nous y exprimer. Notre règlement intérieur précise que c’est inutile puisque nous avons la possibilité comme tout utilisateur du réseau social d’y faire autant de commentaires que nous le souhaitons.

J’ai aussi fait un signalement au Procureur de la République en vertu de l’article 40 du Code de Procédure Pénale et je sais que mon courrier a attiré son attention, j’espère une action de sa part.

  • Quels services de l’AELO avez-vous utilisés ? Que vous ont-ils apporté ?

Des formations toutes plus intéressantes et complètes les unes que les autres, avec une qualité indéniable des formateurs que cela soit sur nos droits d’élus, sur la compréhension du budget, les règles d’urbanisme ou encore la création d’une page Facebook. Lors des formations, des outils nous sont donnés qui nous servent régulièrement.

Je précise aussi qu’il est également très agréable d’avoir des conseils des bénévoles de l’AELO, toujours à l’écoute de nos préoccupations.

Cette association est un vrai plus dans tous ces combats que nous devons conduire pour faire entendre nos voix.

Enfin, le groupe AELO présent sur Facebook favorise de vrais partages d’expériences entre élus et se révèle être souvent une aide précieuse.

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